Circulation aérienne : radar, transpondeur et codes – BIA

La circulation aérienne – Cours navigation et réglementation BIA

La circulation aérienne est le huitième et dernier cours du module Navigation, réglementation et sécurité des vols du BIA (épreuve E4) : c’est l’ensemble des moyens qui permettent à des aéronefs de partager le ciel en sécurité. Ce cours reprend le chapitre Les moyens de contrôle de la circulation aérienne du support : le radar primaire, le radar secondaire et le transpondeur, les codes transpondeur (2000, 7000, 7500, 7600, 7700) et le contrôle aérien .

À l’examen, ce module est évalué dans l’épreuve écrite unique de deux heures trente, un QCM de 120 questions noté sur 20 et affecté d’un coefficient 5 . La compétence attendue du module 4 est de « repérer les éléments essentiels à la préparation du vol » et d’« énoncer les principaux enjeux de la réglementation aéronautique » : le thème 4.2.3 du BO n° 11 range le contrôle aérien dans l’organisation de l’espace aérien, dont les classes sont détaillées dans l’article L’espace aérien en France.

Objectifs d’apprentissage – à la fin de ce cours, vous saurez :

  • expliquer le principe du radar primaire et son usage (approches, forte densité de trafic) ;
  • expliquer le principe du radar secondaire et le rôle du transpondeur (contrôle en route, portée 250 NM) ;
  • connaître les codes transpondeur standard (2000, 7000) et d’urgence (7500, 7600, 7700) ;
  • décrire le rôle du contrôle aérien dans l’organisation de l’espace aérien.

Prérequis : le cours L’aérodrome (cours n° 7) a posé la distinction entre aérodromes contrôlés (autorisation du contrôleur) et non contrôlés (auto-information) ; le cours La navigation aéronautique (cours n° 5) a défini les régimes de vol VFR et IFR auxquels renvoient les codes 7000 et 2000 ; la page pilier Navigation, réglementation et sécurité BIA situe ce cours en huitième et dernière position du parcours du module.

Quiz 1 – Testez-vous avant de commencer (6 questions, format BIA)

📅 Mis à jour le 9 août 2026 — conforme au programme officiel (BO n° 11 du 12 mars 2015).

Avant de commencer

Répondez sans relire le cours. Le but est de repérer ce que vous savez déjà.

Question 1 sur 10

1. Quel est le rôle principal du contrôle aérien ?

Sommaire

La capsule vidéo

La circulation aérienne : les moyens de contrôle essentiels (chaîne Horizon BIA).

Le contrôle aérien : organiser la circulation

La circulation aérienne désigne le mouvement des aéronefs dans l’espace aérien et sur les aérodromes, et le contrôle aérien est le service qui l’organise . Le contrôleur aérien gère les trajectoires, espace les aéronefs et délivre les autorisations, au sol comme en vol : c’est lui qui, sur un aérodrome contrôlé, autorise chaque mouvement (cours L’aérodrome).

Pour voir et identifier les aéronefs, le contrôleur dispose de deux grandes familles de moyens : le radar primaire, qui détecte sans coopération de l’avion, et le radar secondaire, qui identifie grâce au transpondeur de bord . L’organisation de l’espace aérien lui-même (classes A à G, zones à statuts particuliers) est détaillée dans l’article L’espace aérien en France, qui complète ce cours.

Le radar primaire

Le radar primaire est un système qui permet aux contrôleurs de détecter un avion et de déterminer sa position par rapport à une station au sol, sans aucun dispositif particulier à bord . C’est sa différence essentielle avec le radar secondaire : il fonctionne même si l’avion n’émet rien.

Son principe se décompose en cinq étapes :

  1. Au sol, une antenne parabolique tourne sur elle-même.
  2. Elle émet des impulsions radioélectriques.
  3. Lorsqu’une impulsion atteint les surfaces de l’aéronef, elle revient en écho à l’émetteur.
  4. Le temps d’aller-retour et l’orientation de l’antenne permettent de situer l’écho.
  5. L’écho est visualisé sur un écran radar.

Le radar primaire est utilisé essentiellement pour les approches : le but est de repérer tous les mouvements dans un espace où il y a beaucoup de trafic, et il tourne rapidement afin d’obtenir un temps de rafraîchissement des positions aussi court que possible . Comme il n’exige aucune coopération de l’avion, il détecte tous les objets en mouvement dans son champ, équipés de transpondeur ou non – un avantage déterminant dans les environnements denses où le risque de collision est élevé.

Radar primaire : l'antenne parabolique au sol émet des impulsions et reçoit l'écho renvoyé par l'aéronef
Le radar primaire : une antenne parabolique tournante émet des impulsions et localise l’avion par l’écho renvoyé.

Le radar secondaire et le transpondeur

Le radar secondaire est généralement associé au radar primaire : il facilite l’identification des différents aéronefs . Là où le primaire se contente de l’écho, le secondaire interroge l’avion et reçoit une réponse codée.

Son principe se décompose en quatre étapes :

  1. Le radar secondaire envoie une interrogation à l’avion.
  2. Le transpondeur de bord fournit une réponse.
  3. La réponse apparaît sur le scope radar sous la forme d’un écho.
  4. Une étiquette retranscrit les quatre chiffres affichés par le pilote sur son transpondeur, à la demande du contrôleur.

Le transpondeur est l’équipement de bord qui répond aux interrogations du radar secondaire : il renvoie l’identité de l’aéronef, son altitude et le code que le pilote a affiché . Le radar secondaire est destiné au contrôle en route, avec une portée typique de 250 NM . Pour une vue grand public du fonctionnement du radar, complétez avec l’article Radar aérien : compréhension et fonctionnement.

Radar secondaire : le transpondeur de bord répond à l'interrogation et l'aéronef est identifié sur le scope du contrôleur
Le radar secondaire : l’interrogation du sol, la réponse du transpondeur de bord et l’étiquette d’identification sur le scope.

Les codes transpondeur

Le pilote affiche un code transpondeur de quatre chiffres sur son équipement de bord. En cas de difficulté, il peut afficher un code d’urgence de sa propre initiative ; en l’absence d’assignation, des codes standard s’appliquent selon le régime de vol (règlement (UE) n° 923/2012, règles de l’air SERA, 2012).

Code Signification
2000 Vol IFR en l’absence d’assignation d’un autre code transpondeur (règlement (UE) n° 923/2012, SERA, 2012)
7000 Vol VFR en l’absence d’assignation d’un autre code transpondeur (règlement (UE) n° 923/2012, SERA, 2012)
7500 Détournement (intervention illicite)
7600 Panne radio (perte des radiocommunications)
7700 Détresse (urgence générale)

Les codes 7500, 7600 et 7700 sont les codes d’urgence universels du transpondeur . Ils apparaissent sur l’écran radar avec une étiquette indiquant le problème, ce qui permet aux contrôleurs d’agir rapidement et de manière appropriée (contenu du cours, vérifié le 1er août 2026).

Le code 7000 est le code VFR par défaut en Europe : il signale un vol à vue qui n’a pas reçu d’autre assignation (règlement (UE) n° 923/2012, SERA, 2012). Le vol à vue (VFR) et ses règles sont définis dans le cours La navigation aéronautique, et l’obligation d’emporter un transpondeur selon la classe d’espace survolée est détaillée dans L’espace aérien en France.

Erreurs fréquentes et pièges au BIA

Les confusions les plus courantes sur la circulation aérienne, avec le réflexe qui les évite.

  • Confondre radar primaire et radar secondaire : le primaire détecte par écho sans aucun équipement à bord, le secondaire identifie par interrogation du transpondeur.
  • Croire que le radar primaire identifie l’avion : il le détecte, il ne l’identifie pas – l’identification (qui ? quelle altitude ?) vient du secondaire et de l’étiquette du transpondeur.
  • Confondre les codes d’urgence : 7500 détournement, 7600 panne radio, 7700 détresse – le 7700 est le plus connu des QCM BIA.
  • Inverser 7000 et 2000 : 7000 = VFR, 2000 = IFR (en l’absence d’assignation dans les deux cas).
  • Oublier la portée typique du radar secondaire : 250 NM, en contrôle en route – pas en approche (le primaire, lui, sert aux approches).
  • Croire que le transpondeur émet en permanence de lui-même : il répond aux interrogations du radar secondaire.

Les QCM du BIA testent surtout l’association code → signification (7500/7600/7700), la différence primaire/secondaire et l’usage de chaque radar (approches vs en route).

Points essentiels à retenir

Si vous ne retenez qu’une chose de ce cours, retenez ceci.

  • Le radar primaire détecte un aéronef par écho, sans aucun dispositif à bord : antenne parabolique tournante, impulsions, temps d’aller-retour et orientation de l’antenne .
  • Le radar secondaire identifie l’aéronef grâce au transpondeur, qui répond à l’interrogation ; destiné au contrôle en route, sa portée typique est de 250 NM .
  • Les codes d’urgence sont 7500 détournement, 7600 panne radio, 7700 détresse ; les codes standard sont 7000 en VFR et 2000 en IFR, en l’absence d’assignation n° 923/2012, SERA, 2012).
  • Le contrôle aérien organise la circulation dans le cadre du thème 4.2.3 « Contrôle aérien » du BO n° 11 (classes d’espaces aériens, zones à statuts particuliers – voir L’espace aérien en France).

Maîtriser la circulation aérienne, c’est comprendre comment les contrôleurs voient et identifient les avions pour séparer les trajectoires : un radar primaire qui détecte tout, un radar secondaire qui identifie grâce au transpondeur, et des codes qui parlent d’eux-mêmes en cas de difficulté. Ce cours clôt le parcours du module – entraînez-vous sur le quiz du module navigation, réglementation et sécurité, ou retournez au pilier Navigation, réglementation et sécurité BIA.

Quiz 2 – Testez vos acquis (6 questions, mêmes objectifs que le Quiz 1, formulations différentes)

Après la leçon

Répondez après lecture pour vérifier ce que vous avez retenu.

Question 1 sur 10

1. Quel est le rôle principal du contrôle aérien ?

FAQ

Les questions les plus fréquentes des candidats BIA sur la circulation aérienne. Cliquez sur une question pour afficher la réponse.

Quelle est la différence entre un radar primaire et un radar secondaire ?

Le radar primaire détecte un avion par écho : une antenne au sol émet des impulsions radioélectriques, renvoyées par l’aéronef, et le temps d’aller-retour avec l’orientation de l’antenne situe l’écho – sans aucun équipement à bord. Le radar secondaire, lui, envoie une interrogation à laquelle le transpondeur de bord répond, ce qui permet d’identifier l’avion (une étiquette retranscrit les quatre chiffres affichés par le pilote). Le primaire sert surtout aux approches, le secondaire au contrôle en route (250 NM) .

À quoi sert le transpondeur d’un avion ?

Le transpondeur est l’équipement de bord qui répond aux interrogations du radar secondaire : sa réponse apparaît sur le scope du contrôleur sous forme d’un écho avec une étiquette retranscrivant le code de quatre chiffres affiché par le pilote. Il permet donc d’identifier l’aéronef et de connaître son altitude .

Quels sont les codes transpondeur d’urgence ?

Trois codes d’urgence sont universels : 7500 pour un détournement (intervention illicite), 7600 pour une panne radio et 7700 pour une situation de détresse. Le pilote peut les afficher de sa propre initiative en cas de difficulté, et ils apparaissent sur l’écran radar avec une étiquette signalant le problème au contrôleur .

Que signifient les codes 7000 et 2000 ?

Ce sont les codes standard utilisés en l’absence d’assignation d’un autre code : 7000 pour un vol VFR (vol à vue) et 2000 pour un vol IFR (vol aux instruments), conformément aux règles de l’air européennes SERA (règlement (UE) n° 923/2012, 2012). Le cours La navigation aéronautique définit ces deux régimes de vol.

Quelle est la portée du radar secondaire ?

Le radar secondaire est destiné au contrôle en route et sa portée typique est de 250 NM (miles nautiques). Le radar primaire, lui, est utilisé essentiellement pour les approches, dans les espaces à forte densité de trafic .

Le radar primaire peut-il détecter un avion sans transpondeur ?

Oui : le radar primaire n’exige aucune coopération de l’avion, il détecte tous les objets en mouvement dans son champ de portée, qu’ils soient équipés d’un transpondeur ou non. C’est au contraire le radar secondaire qui a besoin du transpondeur de bord pour répondre à ses interrogations .

Sources

Toutes les sources ci-dessous ont été vérifiées le 1er août 2026 (contrôle HTTP, cf. note 11 du livrable ; réserves signalées).

  • Programme et niveau des connaissances de l’examen du BIA – Bulletin officiel n° 11 du 12 mars 2015 (module 4 « Navigation, réglementation, sécurité des vols », compétence « Repérer les éléments essentiels à la préparation du vol » et « Énoncer les principaux enjeux de la réglementation aéronautique », thème 4.2.3 « L’organisation de l’espace aérien » – contrôle aérien) : PDF – éduscol STI
  • Arrêté du 19 février 2015 relatif au brevet d’initiation aéronautique : PDF – éduscol STI
  • Règlement (UE) n° 923/2012 du 26 septembre 2012 établissant les règles de l’air communes (SERA) – EUR-Lex : eur-lex.europa.eu (consulté le 1er août 2026)
  • éduscol STI – Brevet d’Initiation Aéronautique : sti.eduscol.education.fr (consulté le 1er août 2026)
  • ENAC – Préparation au brevet d’initiation à l’aéronautique : enac.fr (consulté le 1er août 2026)
  • Service d’information aéronautique (SIA) – information aéronautique officielle : sia.aviation-civile.gouv.fr (consulté le 1er août 2026)
  • Skybrary – Primary Radar : skybrary.aero – Primary Radar (consulté le 1er août 2026 ; contenu derrière interstitiel JavaScript possible – à re-vérifier avant publication)
  • Skybrary – Secondary Surveillance Radar : skybrary.aero – Secondary Surveillance Radar (consulté le 1er août 2026 ; même réserve)
  • Skybrary – Transponder : skybrary.aero – Transponder (consulté le 1er août 2026 ; même réserve)
  • Aéroclub Marcillac Estuaire – formation BIA : aeroclubmarcillacestuaire.fr – rubrique BIA (consultée le 1er août 2026 ; document de cours « Navigation », chapitre Les moyens de contrôle de la circulation aérienne, transmis avec les briefs, non publié en ligne)
  • FAA — Pilot’s Handbook of Aeronautical Knowledge.
  • OACI — Organisation de l’aviation civile internationale.

À propos de l’auteur

Chris Auzolat est formateur CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique) à l’Aéroclub Marcillac Estuaire et créateur d’Horizon BIA. Il accompagne des candidats au BIA en présentiel depuis plusieurs années au Collège Rambaud et au sein de l’aéroclub. En savoir plus

Rédigé par Chris Auzolat, formateur titulaire du CAEA (certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique). Contenu pédagogique en attente de validation par le propriétaire du site. Bloc auteur (author-bio-block) : rendu par le thème GeneratePress – vérifier son affichage sur la page publiée.

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