Le train d’atterrissage – Cours connaissance des aéronefs BIA
Le train d’atterrissage est le quatrième cours du module Connaissance des aéronefs du BIA (épreuve E3) : c’est l’ensemble qui permet à l’avion de rouler au sol, de décoller et de se poser en douceur. Ce cours reprend la page 9 du support : le rôle du train, ses composants, les configurations (tricycle, classique, monotrace), les types de roues, l’amortissement et le freinage .
À l’examen, ce module est évalué dans l’épreuve écrite unique de deux heures trente, un QCM de 120 questions noté sur 20 et affecté d’un coefficient 5 . La compétence attendue du module 3 est de « repérer et décrire les principaux systèmes ou éléments réalisant les fonctions techniques élémentaires des aéronefs » : ce cours décrit le train d’atterrissage en tant que structure , chaque configuration étant ensuite approfondie dans les cours suivants du silo.
Objectifs d’apprentissage – à la fin de ce cours, vous saurez :
- expliquer le rôle du train d’atterrissage : roulage au sol, décollage, atterrissage, absorption des efforts au poser et freinage ;
- distinguer le train fixe, qui reste sorti en vol, du train rentrant, qui se replie pour réduire la traînée ;
- nommer les deux composants du train : le train principal et le train auxiliaire (roulette de nez ou roulette de queue) ;
- décrire les trois configurations : tricycle, classique et monotrace avec balancines ;
- identifier les types de roues selon la charge : roue simple, diabolo et boggie ;
- expliquer l’amortissement par vérins oléo-pneumatiques et le freinage sur le train principal.
Prérequis : le cours La description de l’avion (cours n° 2 du module) a présenté le train parmi les grands ensembles ; le cours La voilure (cours n° 3) a montré que le train peut être logé dans la voilure ; la page pilier Connaissances des aéronefs BIA situe ce cours dans le parcours du module.
Quiz 1 – Testez-vous avant de commencer (6 questions, format BIA)
📅 Mis à jour le 9 août 2026 — conforme au programme officiel (BO n° 11 du 12 mars 2015).
Avant de commencer
Répondez sans relire le cours. Le but est de repérer ce que vous savez déjà.
Question 1 sur 10
Sommaire
- Le rôle du train d’atterrissage
- Les composants du train
- Train tricycle et train classique
- Le train monotrace
- Les types de roues selon la charge
- L’amortissement
- Le freinage
- Erreurs fréquentes et pièges au BIA
- Points essentiels à retenir
- Sources
- Le rôle du train d’atterrissage
- Les composants du train
- Train tricycle et train classique
- Le train monotrace
- Les types de roues selon la charge
- L’amortissement
- Le freinage
- Erreurs fréquentes et pièges au BIA
- Points essentiels à retenir
- FAQ
- Sources
Le rôle du train d’atterrissage
Le train d’atterrissage est l’ensemble qui permet à un avion de quitter le sol et de le retrouver en douceur : il assure le roulage au sol, le décollage, l’atterrissage, l’absorption des efforts au poser et le freinage . C’est la fonction technique élémentaire du thème 3.3 « Structures et matériaux » du BO n° 11 du 12 mars 2015 : le train est l’une des structures qui porte l’avion au sol.
Le train peut être fixe, c’est-à-dire qu’il reste sorti en vol, ou rentrant, qu’il se replie en vol pour réduire la traînée : le train rentrant améliore l’aérodynamique de l’avion et diminue sa consommation de carburant, au prix d’une mécanique plus lourde et plus complexe .
Le train peut aussi être constitué de roues, mais aussi de flotteurs (hydravions), de skis (neige) ou de patins, selon le type d’avion et sa mission : ces alternatives concernent surtout les aéronefs légers et spécialisés, la grande majorité des avions utilisant des roues .
Le roulage, le décollage et l’atterrissage sont les trois phases de vol qui mobilisent le train : elles sont détaillées dans le cours Décollage et atterrissage .
Les composants du train
Le train d’atterrissage se compose d’un train principal et d’un train auxiliaire : chacun a un rôle précis au sol .
| Composant | Rôle |
|---|---|
| Train principal | Roues principales qui supportent l’essentiel de la masse de l’avion au sol |
| Train auxiliaire | Roulette de nez (train tricycle) ou roulette de queue (train classique), qui stabilise et dirige l’avion |
Le train principal supporte l’essentiel de la masse de l’avion : sur les avions légers, les roues principales sont situées sous les ailes ; sur les gros-porteurs, elles sont souvent situées sous le fuselage . La roulette auxiliaire est commandée par les palonniers et permet de diriger l’avion au sol ; les freins sont montés sur le train principal.
Le train principal est l’un des éléments les plus robustes de l’avion, car il doit résister aux charges du poser et du roulage : sa fixation à la cellule est détaillée au cours Les structures d’aéronefs, et les matériaux qui le composent au cours Les matériaux aéronautiques .
Train tricycle et train classique
Deux configurations dominent : le train tricycle et le train classique, qui se distinguent par la position du train auxiliaire .
| Configuration | Composition | Usage |
|---|---|---|
| Train tricycle | Deux roues principales et une roulette de nez | La norme sur les avions modernes, bonne stabilité au sol |
| Train classique | Deux roues principales et une roulette de queue | Avions légers et historiques, roulage plus délicat |
Le train tricycle, avec deux roues principales et une roulette de nez, est la norme sur les avions modernes : la roulette de nez orientable stabilise l’avion au sol et permet de le diriger avec précision, même sur piste étroite ou par conditions difficiles . Le train classique, avec une roulette de queue, équipe les avions légers et historiques : il rend le roulage et l’atterrissage plus délicats, car l’avion est naturellement instable en tangage au sol, et exige des compétences accrues du pilote.

Dans les deux configurations, la roulette est commandée par les palonniers, qui servent aussi au freinage : au sol, le pilote dirige l’avion avec ses pieds .
Le train monotrace
Certains avions n’ont qu’un seul train principal, situé sous le fuselage : on parle alors de train monotrace .
L’équilibre latéral est assuré par des balancines situées en bout d’ailes : elles ne supportent pas le poids de l’avion, elles stabilisent l’appareil au décollage et à l’atterrissage, particulièrement sur les surfaces irrégulières . C’est la configuration du Harrier, qui utilise ses balancines pour ses opérations sur terrains sommaires.

Les types de roues selon la charge
Selon la masse de l’avion, le train principal utilise des roues simples, des diabolos ou des boggies : plus la charge est importante, plus le nombre de roues augmente .
| Type | Description | Usage |
|---|---|---|
| Roue simple | Une seule roue par jambe | Avions légers ou charges limitées |
| Diabolo | Deux roues jumelées sur un même axe | Avions de taille moyenne |
| Boggie | Ensemble de plusieurs roues | Gros-porteurs, répartition de la charge sur la piste |
La roue simple équipe les avions légers, le diabolo, deux roues jumelées sur un même axe, les appareils de taille moyenne, et le boggie les gros-porteurs : en multipliant les roues, on répartit la charge sur la piste et on limite l’usure des pneus et des revêtements . L’Antonov An-225, l’un des plus grands avions jamais construits, utilisait un train à nombreux boggies.

L’amortissement
Le train est monté sur des amortisseurs qui absorbent l’impact à l’atterrissage : le plus souvent des vérins oléo-pneumatiques, qui combinent de l’huile et de l’air pour dissiper l’énergie du contact avec la piste .
Les amortisseurs réduisent les vibrations et protègent la structure de l’avion : ils sont particulièrement sollicités sur les pistes non préparées ou par vent fort, où les efforts exercés sur le train varient beaucoup . Un bon amortissement protège l’avion, l’équipage et les passagers, et réduit l’usure de l’équipement.
Le freinage
Les freins sont disposés sur le train principal et commandés par les palonniers : le pilote ralentit l’avion de façon équilibrée après l’atterrissage ou pendant le roulage au sol .
Les freins d’avion sont souvent à disques multiples, capables de dissiper la forte chaleur générée au freinage ; certains appareils disposent d’un système anti-blocage, comparable à l’ABS des voitures, qui évite le blocage des roues lors d’un freinage brusque sur piste mouillée ou glissante et raccourcit la distance d’arrêt .
Erreurs fréquentes et pièges au BIA
Les confusions les plus courantes sur le train d’atterrissage, avec le réflexe qui les évite.
- Confondre tricycle et classique : le train tricycle a une roulette de nez (la norme moderne) ; le train classique a une roulette de queue (avions légers et historiques).
- Croire que le train principal est toujours sous le fuselage : sur les avions légers il est sous les ailes ; sous le fuselage, il caractérise les gros-porteurs.
- Confondre diabolo et boggie : le diabolo est un ensemble de deux roues jumelées sur un même axe ; le boggie regroupe plusieurs roues.
- Oublier que le train n’est pas toujours composé de roues : il peut être fait de flotteurs (hydravions), de skis (neige) ou de patins.
- Penser que les freins sont sur toutes les roues : ils sont montés sur le train principal et commandés par les palonniers.
- Croire que le train rentrant ne sert qu’à l’esthétique : en se repliant en vol, il réduit la traînée et donc la consommation de carburant.
- Oublier le rôle des balancines du train monotrace : elles ne supportent pas le poids de l’avion, elles assurent l’équilibre latéral (Harrier).
Les QCM du BIA testent surtout l’association terme-définition : fixez « tricycle = roulette de nez », « classique = roulette de queue », « diabolo = deux roues jumelées », « boggie = plusieurs roues », « monotrace = train central + balancines ».
Points essentiels à retenir
Si vous ne retenez qu’une chose de ce cours, retenez ceci.
- Le train d’atterrissage assure le roulage, le décollage, l’atterrissage, l’absorption des efforts au poser et le freinage .
- Train fixe (sorti en vol) ou train rentrant (replié en vol pour réduire la traînée) ; roues, flotteurs, skis ou patins selon la mission .
- Deux composants : le train principal (essentiel de la masse) et le train auxiliaire (roulette de nez ou de queue) .
- Train tricycle = deux roues principales + roulette de nez ; train classique = deux roues principales + roulette de queue .
- Train monotrace : un train central sous le fuselage, stabilisé par des balancines en bout d’ailes (Harrier) .
- Roue simple (avions légers), diabolo (deux roues jumelées), boggie (plusieurs roues, gros-porteurs) .
- Amortisseurs oléo-pneumatiques et freins sur le train principal commandés par les palonniers, freins à disques multiples et anti-blocage .
Comprendre le train d’atterrissage, c’est comprendre comment l’avion touche le sol en sécurité : rôle, composants, configurations, roues, amortissement et freinage se combinent selon la masse et la mission de l’appareil. Poursuivez avec le cours suivant Les structures d’aéronefs, entraînez-vous sur le quiz du module connaissance des aéronefs, ou retournez au pilier Connaissances des aéronefs BIA.
Quiz 2 – Testez vos acquis (6 questions, mêmes objectifs que le Quiz 1, formulations différentes)
Après la leçon
Répondez après lecture pour vérifier ce que vous avez retenu.
Question 1 sur 10
Les questions les plus fréquentes des candidats BIA sur le train d’atterrissage.
À quoi sert le train d’atterrissage ?
Le train d’atterrissage permet à un avion de quitter le sol et de le retrouver en douceur : il assure le roulage au sol, le décollage, l’atterrissage, l’absorption des efforts au poser et le freinage. Il peut être fixe (il reste sorti en vol) ou rentrant (il se replie pour réduire la traînée et la consommation) .
Quelle est la différence entre un train fixe et un train rentrant ?
Un train fixe reste en position tout au long du vol, alors qu’un train rentrant se replie pendant le vol pour réduire la traînée : il améliore l’aérodynamique et diminue la consommation de carburant, au prix d’une mécanique plus lourde et plus complexe .
Quelle est la différence entre un train tricycle et un train classique ?
Le train tricycle possède deux roues principales et une roulette de nez : c’est la norme sur les avions modernes, avec une bonne stabilité au sol. Le train classique possède deux roues principales et une roulette de queue : il équipe les avions légers et historiques, mais rend le roulage et l’atterrissage plus délicats .
Qu’est-ce qu’un train monotrace ?
Un train monotrace est un train principal unique situé sous le fuselage. L’équilibre latéral est assuré par des balancines situées en bout d’ailes, qui ne supportent pas le poids de l’avion mais stabilisent l’appareil au décollage et à l’atterrissage : c’est la configuration du Harrier .
Quels sont les types de roues d’un train d’atterrissage ?
Selon la charge, on distingue la roue simple (une seule roue par jambe, avions légers), le diabolo (deux roues jumelées sur un même axe, avions de taille moyenne) et le boggie (ensemble de plusieurs roues, gros-porteurs) : multiplier les roues répartit la charge sur la piste et limite l’usure des pneus et des revêtements .
Comment fonctionnent l’amortissement et le freinage du train ?
Le train est monté sur des amortisseurs, le plus souvent des vérins oléo-pneumatiques qui combinent huile et air pour absorber l’énergie du poser. Les freins sont disposés sur le train principal et commandés par les palonniers : souvent à disques multiples, ils peuvent être équipés d’un système anti-blocage comparable à l’ABS des voitures .
Sources
Toutes les sources ci-dessous ont été vérifiées le 1er août 2026 (contrôle HTTP, cf. note 11 du livrable ; réserves signalées).
- Programme et niveau des connaissances de l’examen du BIA – Bulletin officiel n° 11 du 12 mars 2015 (module 3 « Étude des aéronefs et des engins spatiaux », compétence « Repérer et décrire les principaux systèmes ou éléments réalisant les fonctions techniques élémentaires des aéronefs », thème 3.3 « Structures et matériaux ») : PDF – éduscol STI
- Arrêté du 19 février 2015 relatif au brevet d’initiation aéronautique : PDF – éduscol STI
- éduscol STI – Brevet d’Initiation Aéronautique : sti.eduscol.education.fr (consulté le 1er août 2026)
- ENAC – Préparation au brevet d’initiation à l’aéronautique : enac.fr (consulté le 1er août 2026)
- Aéroclub Marcillac Estuaire – formation BIA : aeroclubmarcillacestuaire.fr – rubrique BIA (consultée le 1er août 2026 ; document de cours « Aéronefs », page 9, transmis avec le brief, non publié en ligne)
- FAA – Pilot’s Handbook of Aeronautical Knowledge : faa.gov (consulté le 1er août 2026)
- Skybrary – Landing gear : skybrary.aero – Landing gear (consulté le 1er août 2026 ; contenu derrière interstitiel JavaScript ce jour-là – à re-vérifier avant publication)
- OACI — Organisation de l’aviation civile internationale.
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