L’aéronautique pendant la première guerre mondiale représente une période fascinante et cruciale dans l’histoire de l’aviation. Pour les candidats préparant le Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA), comprendre cette période est essentiel. Durant ce conflit mondial, l’aviation est passée de simples missions de reconnaissance à un rôle décisif dans les combats aériens, le bombardement et la domination aérienne.
Les débuts de l’aéronautique pendant la première guerre mondiale.
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L’Aéronautique pendant la Première Guerre Mondiale
La capsule vidéo L’aéronautique pendant la première guerre mondiale
Utilisation de l’aéroplane pour la reconnaissance
En 1914, les aéroplanes sont principalement utilisés pour des missions de reconnaissance. Le 5 octobre 1914, a lieu le premier combat aérien de l’histoire, où le caporal français Louis Quenault, à bord d’un Voisin III piloté par le sergent Joseph Frantz, abat un Aviatik allemand. Le général Franchet d’Espèrey fait inhumer les corps des aviateurs allemands avec les honneurs militaires. Ce combat, près de Reims, marque le début de l’utilisation des avions en tant qu’armes de guerre.
L’aéronautique pendant la première guerre mondiale
La naissance de l’aviation de chasse et de bombardement
En 1915, l’aviation de chasse et de bombardement prend forme. Les premiers avions de chasse comme le Morane-Saulnier démontrent l’efficacité des avions en combat aérien.
Roland Garros adapte sur son Morane-Saulnier des déflecteurs en acier blindé permettant de dévier les balles qui ne parviennent pas à passer. Son dispositif de tir adapté sur un Morane-Saulnier type L « Parasol » lui permet d’obtenir, début avril 1915, trois victoires consécutives en quinze jours : pour l’ensemble des forces alliées, ce sont les 4e, 5e et 6e victoires aériennes et, en outre, les premières remportées par un homme seul aux commandes d’un monoplace.
Le 18 avril 1915, le sous-lieutenant Garros est en mission au-dessus de la Belgique, lorsqu’il est touché par une balle de la DCA allemande. Son avion connaît alors des problèmes de carburant, l’obligeant à un atterrissage à Hulste, où il est fait prisonnier avant d’avoir pu mettre le feu à son appareil.
Le système de tir à travers l’hélice est aussitôt étudié et amélioré par Anthony Fokker. Le système Fokker équipera en premier le Fokker E.III avec lequel l’aviation allemande va dominer les airs jusqu’au milieu de l’année 1916, jusqu’à ce que le système Fokker soit copié par les alliés.

Les avancées technologiques et stratégiques de l’aéronautique pendant la première guerre mondiale
Spécialisation des appareils
En 1916, les appareils se spécialisent. Les avions d’observation comme le Farman, les bombardiers tels que le Breguet XIV et les chasseurs comme le SPAD et le Nieuport dominent le ciel. La création de l’escadrille « Lafayette » regroupe les volontaires américains combattant pour la France. Marcel Bloch (plus tard Marcel Dassault) dessine une hélice nommée « Éclair », reconnue comme l’une des meilleures.

Les premières tentatives de porte-avions
En 1917, un chasseur anglais Biplan Sopwith Pup décolle depuis le pont du HMS Furious. Ce décollage marque le début de l’histoire des porte-avions. Le 2 août 1917 c’est le squadron commander Edwin Harris Dunning qui parvient à se poser sur le porte-avions, bien que sa troisième tentative lui soit fatale. Après l’éclatement d’un pneu, son avion tomba sur le côté du navire et coula.
1918
Création de la Royal Air Force
En 1918, la Royal Air Force devient la première force aérienne indépendante en commandement. Les autres forces aériennes dépendent du commandement de l’armée de terre ou de la marine.
Les As de l’aviation
Les pilotes célèbres, ou « As », incluent des figures emblématiques comme René Fonck, Georges Guynemer et Manfred Von Richthofen, le célèbre « Baron rouge« . Ces pilotes ont dominé les cieux avec leurs nombreuses victoires.
Français :
- René Fonck (75 victoires)
- Georges Guynemer (54 victoires) « as des as » français
- Charles Nungesser (45 victoires), Disparu au-dessus de l’atlantique en 1927
Allemand :
- Manfred Von Richtofen (80 victoires confirmées), le « Baron rouge », « as des as » toutes nationalités confondues. Il pilotait un Fokker DR1 triplan peint en rouge. Abattu en 1918 par une balle de batterie antiaérienne australienne, au dessus de la Somme. Blessé, Manfred Von Richtofen a réussi à se poser puis est mort avant d’avoir pu descendre de son avion.
Regroupement des As
Les As français sont regroupés dans des escadrilles d’élites.
La plus prestigieuse est l’Escadrille des cigognes à laquelle appartenait Guynemer (54 victoires). Aujourd’hui, les Cigognes sont basées à Luxeuil et est équipée de Mirage 2000 5F . Les techniques de chasse s’affinent, de nouvelles figurent sont inventées pour attaquer ou esquiver l’ennemi, dont le fameux Immelman, du nom de son inventeur Max Immelmann, figure acrobatique qui consiste à inverser la direction du vol par un demi looping, enchainé par un demi tonneau.
Pendant la Grande Guerre, l’aviation française a compté 175 as de nationalité française, ainsi que quelques pilotes américains (six), russes (deux) et un Suisse ayant servi dans ses escadrilles et atteint le rang d’as. Parmi ces cent-soixante-quinze as français, trente-trois sont morts au combat et sept autres dans des accidents de vol pendant la guerre.
Ces pilotes, représentant moins de 3 % des pilotes de chasse formés en France, ont totalisé près de la moitié des victoires homologuées, soit 1 263 victoires homologuées sur un total général revendiqué de 2 813.
Le système de validation des victoires en France était le plus rigoureux parmi tous les belligérants. Il requérait que l’appareil abattu s’écrase du côté allié de la ligne de front ou, s’il tombait dans les lignes ennemies, qu’il soit confirmé par au moins deux témoins au sol. Cette sévérité explique l’écart notable entre les victoires certifiées et les victoires probables.
Tableau des As de la première guerre mondiale
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| Nom du pilote | Victoires | Remarques | Pays |
|---|---|---|---|
| Manfred von Richthofen† | 80 | Connu sous le nom de « Baron Rouge » ou « Diable Rouge », tué le 21 avril 1918 | Allemagne |
| Ernst Udet | 62 | Il se suicide le 17 novembre 1941 | Allemagne |
| Erich Löwenhardt† | 54 | Tué le 10 août 1918 | Allemagne |
| Josef Jacobs | 48 | Surnommé le « Diable Noir » par les Anglais | Allemagne |
| Werner Voss† | 48 | Tué le 23 septembre 1917 | Allemagne |
| Fritz Rumey† | 45 | Tué le 27 septembre 1918 | Allemagne |
| Rudolf Berthold | 44 | Surnommé « L’Aigle d’Acier », il remporte 16 victoires après avoir perdu l’Etats-Unisge d’une main | Allemagne |
| Bruno Loerzer | 44 | Allemagne | |
| Paul Bäumer | 43 | Mort dans un accident d’avion à Copenhague en 1927 | Allemagne |
| Oswald Boelcke† | 40 | Tué le 28 octobre 1916. Il formule les premiers principes du combat aérien, plus connus sous le nom de Dicta Boelcke | Allemagne |
| Franz Büchner | 40 | Allemagne | |
| Lothar von Richthofen | 40 | Frère du « Baron Rouge » | Allemagne |
| Heinrich Gontermann† | 39 | Tué le 30 octobre 1917 | Allemagne |
| Carl Menckhoff | 39 | Fait prisonnier le 28 juillet 1918 | Allemagne |
| Karl Bolle | 36 | Allemagne | |
| Julius Buckler (en) | 36 | Allemagne | |
| Max Ritter von Müller (en)† | 36 | Tué le 9 janvier 1918 | Allemagne |
| Gustav Dörr (en) | 35 | Allemagne | |
| Otto Könnecke | 35 | Allemagne | |
| Godwin Brumowski | 35 | Autriche Hongrie | |
| Julius Arigi | 32 | Autriche Hongrie | |
| Benno Fiala von Fernbrugg | 28 | Autriche Hongrie | |
| Frank Linke-Crawford (en)† | 27 | Autriche Hongrie | |
| József Kiss (en) alias József Kiss de Elemér et Ittebe† | 19 | Autriche Hongrie | |
| Franz Gräser (en) alias Ferenc Gräser† | 18 | Autriche Hongrie | |
| Eugen Bönsch | 16 | Autriche Hongrie | |
| Stefan Fejes alias István Fejes | 16 | Autriche Hongrie | |
| Ernst Strohschneider (en)† | 15 | Autriche Hongrie | |
| Adolf Heyrowsky (en) | 12 | Autriche Hongrie | |
| René Fonck | 75 | France | |
| Georges Guynemer† | 53 | Tué le 11 septembre 1917 | France |
| Charles Nungesser | 43 | Disparu avec l’Oiseau blanc le 8 mai 1927 | France |
| Georges Madon | 41 | France | |
| Maurice Boyau† | 35 | Tué le 16 septembre 1918 | France |
| Michel Coiffard† | 34 | Mort de ses blessures le 29 octobre 1918 | France |
| Léon Bourjade | 28 | France | |
| Armand Pinsard | 27 | France | |
| René Dorme† | 23 | Tué le 25 mai 1917 | France |
| Gabriel Guérin† | 23 | Mort d’un accident le 1er août 1918 | France |
| Marcel Haegelen | 22 | France | |
| Alfred Heurtaux | 21 | France | |
| Pierre Marinovitch | 21 | France | |
| Albert Deullin | 20 | France | |
| Jacques Ehrlich | 19 | France | |
| Henry Hay de Slade | 19 | France | |
| Bernard Barny de Romanet | 18 | France | |
| Jean Chaput† | 16 | Tué le 6 mai 1918 | France |
| Pavel Argueïev | 15 | France | |
| Armand de Turenne | 15 | France | |
| James McCudden | 57 | Royal Flying Corps | Angleterre |
| Edward « Mick » Mannock | 50 + 11 NH | Royal Flying Corps | Angleterre |
| George McElroy | 47 | Royal Flying Corps | Angleterre |
| Albert Ball | 44 | Royal Flying Corps | Angleterre |
| Philip F. Fullard | 40 | Royal Flying Corps | Angleterre |
| Arthur Rhys-Davids | 25 | Royal Flying Cor | Angleterre |
| Robert Alexander Little† | 47 | Tué le 27 mai 1918 | Australie |
| Roderic Stanley Dallas† | 39 | Tué le 1er juin 1918 | Australie |
| Arthur Henry Cobby | 29 | Australie | |
| Elwyn Roy King | 26 | Australie | |
| Alexander Augustus Pentland | 23 | Australie | |
| Edgar McCloughry | 21 | Australie | |
| Richard Pearman Minifie (en) | 21 | Australie | |
| Edgar Charles Johnston (en) | 20 | Australie | |
| Andrew King Cowper (en) | 19 | Australie | |
| Cedric Ernest Howell | 19 | Tué dans un accident le 10 décembre 1919 à Corfou, lors d’une course entre l’Angleterre et l’Australie. | Australie |
| Billy Bishop | 72 | Avec ses 72 victoires confirmées, Bishop est le meilleur as de l’Empire britannique | Canada |
| Raymond Collishaw | 60 | Canada | |
| Donald MacLaren | 54 | Canada | |
| William George Barker | 50 | Tué dans un accident d’avion en 1930 | Canada |
| Alfred Atkey (en) | 38 | Canada | |
| William Gordon Claxton (en) | 37 | Canada | |
| Joseph Fall (en) | 36 | Canada | |
| Frederick McCall (en) | 35 | Canada | |
| Francis Granger Quigley (en) | 33 | Canada | |
| Andrew Edward McKeever (en) | 31 | Tué dans un accident de voiture le 3 septembre 1919, à 25 ans. | Canada |
| Andrew Beauchamp-Proctor | 54 | Afrique du sud | |
| Douglas John Bell (en) | 20 | Afrique du sud | |
| Horace Barton (en) | 19 | Afrique du sud | |
| Edgar O. Amm (en) | 10 | Afrique du sud | |
| Hector Daniel (en) | 9 | Afrique du sud | |
| Gerald Frank Anderson (en) | 8 | Afrique du sud | |
| D’Urban Armstrong (en)† | 5 | Mort lors d’une acrobatie aérienne le 13 novembre 1918 | Afrique du sud |
| eith Caldwell | 25 | Devenu Air Commodore dans la RNZAF. | Nouvelle Zélande |
| Keith Park | 20 | Devenu Air Chief Marshal, il a été un commandant crucial dans la bataille d’Angleterre. | Nouvelle Zélande |
| Ronald Bannerman (en) | 17 | Devenu Air Commodore. | Nouvelle Zélande |
| Arthur Coningham | 14 | Devenu Air Marshal dans la RAF. Pionnier de l’appui aérien rapproché. | Nouvelle Zélande |
| Herbert Gilles Watson (en) | 14 | Néo-Zélandais le plus victorieux de l’AFC. | Nouvelle Zélande |
| Clive Franklyn Collett (en)† | 12 | Premier pilote militaire du service britannique à sauter en parachute d’un avion en janvier 1917. Tué le 23 décembre 1917 dans un accident d’avion en Écosse. | Nouvelle Zélande |
| Harold Beamish (en) | 11 | Néo-Zélandais ayant obtenu le meilleur score dans le RNAS. | Nouvelle Zélande |
| Malcolm C. McGregor | 11 | Nouvelle Zélande | |
| Frederick Stanley Gordon (en) | 9 | Nouvelle Zélande | |
| Herbert Drewitt (en) | 7 | A obtenu une Distinguished Flying Cross pour des actions de mitraillage de tranchées. Drewitt était l’un des rares pilotes du Commonwealth à piloter des SPADs français. | Nouvelle Zélande |
| Indra Lal Roy | 10 | Tué le 18 juillet 1917 | Inde |
| Edward Vernon Rickenbacker | 26 | Etats-Unis | |
| Francis W. Gillet | 20 | Etats-Unis | |
| Wilfred Beaver (en) | 19 | Etats-Unis | |
| Harold Albert Kullberg (en) | 19 | Etats-Unis | |
| William Carpenter Lambert (en) | 18 | Etats-Unis | |
| Frank Luke (en)† | 18 | Tué le 29 septembre 1918 | Etats-Unis |
| August Thayer Jaccaci (en) | 17 | Etats-Unis | |
| Paul Thayer Iaccaci (en) | 17 | Etats-Unis | |
| Eugene Seeley Coler (en) | 16 | Etats-Unis | |
| Raoul Gervais Lufbery† | 16 | Tué le 19 mai 1918 | Etats-Unis |
| Francesco Baracca† | 34 | Tué le 19 juin 1918. | Italie |
| Silvio Scaroni (en) | 26 | Italie | |
| Pier Ruggero Piccio | 24 | Italie | |
| Flavio Baracchini (en) | 21 | Italie | |
| Fulco Ruffo di Calabria | 20 | Italie | |
| Marziale Cerutti (en) | 17 | Italie | |
| Ferruccio Ranza (en) | 17 | Italie | |
| Luigi Olivari (en)† | 12 | Tué le 13 octobre 1917. | Italie |
| Giovanni Ancillotto (en) | 11 | Italie | |
| Antonio Reali (en) | 11 | Italie | |
| Alexandre Alexandrovitch Kozakov | 32 + 17 p | Armée de l’air impériale russe / Royal Flying Corps | Russie |
| Vassili Ivanovitvch Iantchenko | 16 | Armée de l’air impériale russe / Armée des volontaires | Russie |
| Pavel Vladimirovitch Argueïev | 15 + 2 p | Armée impériale russe / Armée de l’air impériale russe / Armée de l’Air / Légion étrangère | Russie |
| Ivan Vassilievitch Smirnov | 11 | Armée de l’air impériale russe / Armée des volontaires | Russie |
| Grigori Edouardovitch Souk | 10 | Armée de l’air impériale russe | Russie |
| Ivan Alexandrovitch Loïko | 8 | Armée de l’air impériale russe | Russie |
| Donat Adamovitch Makijonek | 8 | Armée de l’air impériale russe | Russie |
| Vladimir Ivanovitch Strjijevski | 8 | Armée de l’air impériale russe | Russie |
| Ievgraf Nikolaïevitch Krouten | 7 | Armée de l’air impériale russe | Russie |
| Willy Coppens | 37 (+ 6 p) | Surnommé le « tueur de Drachen » | Belgique |
| André De Meulemeester | 11 (+ 19 p) | Belgique | |
| Edmond Thieffry | 10 (+ 5 p) | Belgique | |
| Fernand Jacquet | 7 (+ 9 p) | Belgique | |
| Jan Olieslagers | 6 (+ 16 p) | Belgique |
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Apports militaires de l’aviation
Pendant la Première Guerre mondiale, l’aviation militaire apporte trois contributions majeures : le bombardement, l’observation et la domination aérienne. Ces avancées ont transformé les stratégies militaires et établi les bases de l’aviation moderne.
Au cours de la première guerre mondiale, la vitesse moyenne des avions de chasse sera multipliée par 2.
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