Les Aérodynes : L’histoire de l’aéronautique

L’histoire de l’aéronautique commence bien avant les premiers vols motorisés. Pour les candidats préparant le Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA), comprendre cette histoire est essentiel. Ce voyage à travers le temps révèle comment l’humanité a conquis les cieux grâce aux aérodynes, des engins plus lourds que l’air.

Les Aérodynes : L’histoire de l’aéronautique

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Les aérodynes

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Définition

L’aérodyne englobe les aéronefs « plus lourds que l’air », ou plutôt, plus denses que l’air, dont la sustentation est principalement assurée par une force aérodynamique, la portance d’une voilure fixe (avion, planeur) ou tournante (hélicoptère, autogire).

Les aérodynes se distinguent des aérostats (ballons ou dirigeables), qui sont sustentés par la poussée d’Archimède d’un gaz « plus léger que l’air ».

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Livret d’aéronautique – Préparation au BIA. 3e édition

Outil indispensable pour la préparation au Brevet d’Initiation à l’Aéronautique (BIA) ainsi que pour la préparation au Certificat à l’Enseignement de l’Aéronautique (CAEA).

Les pionniers des plus lourds que l’air

1783

premier vol d’un plus lourd que l’air, Le 26 avril 1783, les Français Launoy et Bienvenu font voler devant l’Académie royale des sciences un petit modèle très simple mû par un mécanisme de ressort à arc qui anime deux hélices contrarotatives en forme de plumes d’oiseau. Mais l’essor des montgolfières occulte complètement cette invention, qui tombe dans l’oubli.

1796

Vers 1796, le baron anglais CAYLEY (celui qui s’était déjà intéressé aux ballons) fut l’un des précurseurs de l’aéroplane et de l’avion. Il comprit que l’on devait abandonner l’idée de faire voler une machine avec la seule force de l’homme et qu’il fallait, abandonner l’idée d’une aile battante, et donc diriger les recherches vers une aile fixe munie d’une hélice et d’un moteur pour l’actionner… Il conçut et dessina une aile. Il fit voler plusieurs maquettes. C’est lui qui définit pour la première fois les notions de portance, traînée, poids et poussée,

En 1849 il réalisa un planeur sur lequel il fit monter d’abord un enfant de 10 ans et ensuite (1852), sur un modèle plus évolué, son cocher, jugeant préférable, probablement dans l’intérêt de la science, de rester lui-même au sol pour une meilleure observation.

1797

Le 22 octobre 1797, ou plutôt le 1er brumaire de l’an VI du calendrier républicain, André-Jacques Garnerin s’élance en ballon du parc Monceau, à Paris, devant une foule admirative et effrayée. Arrivé à l’altitude de 700 mètres, il actionne un mécanisme qui déchire le ballon pendant qu’il coupe la corde qui maintient son parachute sous l’aérostat. Mais l’aéronaute se pose avec difficulté, comme l’atteste une entorse à la cheville lors de l’impact

Aérodynes

1856

Premier vol plané de Jean Marie Le Bris

Le breton Jean-Marie Le Bris reprend, probablement sans le savoir, l’expérience de Cayley avec son cocher. Il aurait réussi à faire s’élever un planeur de sa fabrication « l’Albatros » sur la plage de Sainte-Anne-la-Palud en décembre 1856. L’engin décolle, posé sur une charrette, face au vent et tiré par un cheval. Le Bris a inventé le contrôle du vol en agissant sur l’incidence des ailes. (Brevet de mars 1857).

1890

Clément ADER

Ingénieur, né en 1841 à Muret, près de Toulouse, il se passionne pour l’aéronautique et entend développer l’aéroplane : une surface glissante dans l’air et non plus l’imitation du battement des ailes des oiseaux.

Il démontre que pour faire décoller un engin plus lourd que l’air on a besoin d’une puissance ascensionnelle qui ne peut être que mécanique, c’est à-dire un moteur. Son modèle, c’est la chauve-souris. C’est d’ailleurs la forme qu’il donne aux ailes de l’aéroplane qu’il construit à partir de 1882 et qu’il baptise « Éole ».

L’appareil a une envergure de 14 m et un poids de 295 kg. Son revêtement consiste en un entoilage en soie. Il est muni d’un moteur à vapeur de 20 CV et il est doté d’une hélice à 4 pales en bambou. Le 9 octobre 1890, il effectue un premier bond de 50 mètres avec un homme à bord. Est-ce le premier vol ? On en a discuté longtemps car ce vol n’était pas officiel et n’a pas pu être homologué. Avait-il vraiment volé ou bien s’était-il seulement soulevé

L’histoire retient qu’il réussit le premier vol motorisé.

Clément Ader a effectué de nombreux essais pour l’armée. Mais en 1897 son dernier appareil, l’Avion n° 3 (deux hélices entraînées chacune par un moteur de 20 CV) ne parvient pas à effectuer un décollage contrôlé. Il réussit seulement, déporté par un vent violent, à réaliser de petits sauts qu’il sera ensuite difficile de valider comme de véritable vols. L’avion III finira sa course dans un champ voisin.

Remercié par l’Armée, ruiné et découragé, Ader détruit l’Eole et renonce à ses essais pour se consacrer à la viticulture. Il est mort le 3 mars 1925 à Toulouse.

débuts de l'aéronautique - l'éole

1890/1896

Otto Lilienthal : C’était un ingénieur allemand. Il est considéré comme le père de l’aviation. À partir de 1890, il se consacre à l’étude du vol plané, après une observation attentive du vol des oiseaux. Il construit des planeurs, qu’il expérimentent lui-même. Pour ses essais, il avait fait aménager près de chez lui une colline de 30 mètres de haut.

Il faut voler et tomber, voler et tomber jusqu’à ce que nous puissions voler sans tomber

Lilienthal se tue en 1896 en essayant un planeur biplan dont l’aile supérieure se brise en vol.

lilienthal 1 | Les Aérodynes : L'histoire de l'aéronautique

1898 – 1903

Vols des planeurs d’Octave Chanute :

Octave Chanute, né le 18 février 1832 à Paris et mort à Chicago en 1910, est un ingénieur américain d’origine française. Avec ses capacités d’analyse scientifique et le sens du partage de l’information, il rassemble tous les documents dont il a entendu parler et entreprend de les diffuser, sous la forme d’articles publiés entre 1891 et 1893. Chanute concluait, en ces années 1890, que le problème essentiel à résoudre n’était ni la portance ni la propulsion mais la stabilité et le contrôle de la machine. Il indiquait avec clairvoyance que la maîtrise du vol mécanique passerait d’abord par la maîtrise du vol plané.

1903

Orwille et Wilbur WRIGHT

Aux États-Unis, ces deux frères Orville Wright (19 août 1871 – 30 janvier 1948) et Wilbur Wright (16 avril 1867 – 30 mai 1912) étaient des fabricants de bicyclettes, passionnés de mécanique. Ils se tenaient au courant des expériences menées en Europe et ils étaient aidés et conseillés par Octave Chanute.

Ce premier avion construit par les frères Wright se nomme le Flyer (en français « La volante », du nom de leur marque de cycles). C’était un biplan « canard » de 12,35 m d’envergure, pèse 274 kg et est propulsé par un moteur de 16 CV qui actionne deux hélices, grâce à des chaînes de vélo. Ce premier vol homologué d’une durée de 59 secondes s’effectue à 3 mètres de hauteur sur une longueur de 260 mètres.

L’appareil devait être propulsé à partir d’une rampe de lancement et se posait sur des patins.

Le 17 décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, en Caroline du nord, Orville Wright réalise le premier vol non discuté, répété à quatre reprises dans la même journée et à tour de rôle par les deux frères, sur quelques mètres puis sur quelques dizaines de mètres, devant plusieurs témoins.

Aérodynes
Orville et Wilbur Wright

La plage a été soigneusement choisie en raison de sa tranquillité et surtout du vent qui souffle régulier. Leurs travaux et leurs recherches sont contemporains de ceux d’Ader et il est bien difficile de savoir qui a devancé l’autre car tous ces essais étaient tenus très secrets.

1904

Le 20 septembre, Les frères Wright réalisent le premier vol en circuit fermé sur le Flyer 2. Après avoir réussi le premier virage de l’histoire à son bord, cinq jours plus tôt, Wilbur signe le premier vol de plus de 1 kilomètre en circuit fermé à Huffman Prairie dans l’Ohio : 1 240 mètres en 1 minute et 35 secondes. Ce vol en cercle a pu être réalisé grâce à un système de gauchissement des ailes (pour effectuer une torsion sur ces dernières),

1906

L’avion 14 Bis de Santos Dumont s’élève sur 220m à 5m du sol

Santos Dumont est un franco-brésilien, riche héritier d’une famille d’exploitant du café. Alberto Santos Dumont arrive en France à 18 ans , à la suite de l’accident de cheval de son père devenu paraplégique.

Santos Dumont se passionne pour l’aéronautique. Il est très instruit, très riche, ce qui lui permet de faire concevoir et de tester des appareils

Entre 1898 et 1907, Santos-Dumont va lancer la fabrication d’une douzaine de dirigeables.

Il a appelé son aéroplane « 14-bis » parce que, pour ses premiers essais de sustentation, cette machine était suspendue sous un dirigeable immatriculé « 14 ».

Le 23 octobre 1906, dans la plaine de jeux de Bagatelle à côté du parc de Bagatelle, Santos-Dumont parvient à maintenir son 14-bis, un biplan de type canard à moteur Antoinette d’une puissance de 50 ch au-dessus du sol sur une distance d’une soixantaine de mètres « au-dessus de l’herbe ». L’histoire retient cet événement comme le premier vol public et contrôlé officiellement d’un plus lourd que l’air à moteur.

Conforté par cet exploit, le 12 novembre 1906, il franchit en vol une distance de 220 mètres en 21 secondes, à une hauteur atteignant deux mètres et à la vitesse – considérable pour l’époque – de 41,3 km/h ; cette prouesse figure sur les tablettes de la toute nouvelle Fédération aéronautique internationale comme le premier record du monde d’aviation. Il remporte ainsi le prix de aéro-club de France qui s’élève à 1 500 francs (prix remis à l’aviateur réalisant un vol en ligne droite d’au moins 100 mètres). S’ensuivit une controverse – toujours d’actualité – Santos-Dumont revendiquant être le premier à avoir quitté le sol à bord d’un aéronef « plus lourd que l’air » motorisé (en l’occurrence par un moteur à combustion interne), alors qu’Ader, sous contrat avec l’armée française, avait peut-être décollé en 1890 sur un aéronef propulsé par un moteur à vapeur.

Le 22 novembre 1906, Santos-Dumont remporte le prix d’aviation créé conjointement par Deutsch de la Meurthe et Ernest Archdeacon.

Les premières compétitions aériennes avant la première guerre mondiale ont été soutenues par de grands donateurs comme Michelin.

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Une histoire de l’aéronautique et du spatial.

Présentation réunissant les évènements majeurs, les anecdotes connues ou moins connues, les pilotes, les inventeurs, les constructeurs, les scientifiques, les théories et les inventions qui ont initié et construit l’aéronautique et le spatial que l’on connaît aujourd’hui.

1906

Robert Esnault Pelterie invente le manche à balai. Ce manche regroupe toutes les commandes de vols servant à diriger l’avion

1907

Le 13 novembre a lieu le premier vol d’un hélicoptère. A la seconde mise en marche, l’appareil se soulève avec un sac de 55 kg (figurant le pilote).

Paul Cornu essaie de le maintenir mais il se trouve enlevé. Son frère, Jacques, resté accroché au bâti de l’engin, est presque enlevé, lui aussi. Il s’en faut de peu pour que l’appareil leur échappe. Paul Cornu saute alors à plat ventre sur l’une des poignées et, se cramponnant d’une main au châssis, il parvient de l’autre à diminuer l’avance à l’allumage. Le vol ne dure quelques secondes et l’appareil s’élève à une hauteur de 1,50 mètre. Une vraie performance pour l’époque.

Aujourd’hui, des hélicoptères tel que le Tigre, né d’une collaboration franco allemande, est capable d’effectuer des loopings.

Fin 1907

Santos-Dumont abandonne le dirigeable. Espérant disputer à Farman le Grand Prix d’aviation 19, il entreprend la construction de la « Demoiselle », petit monoplace à aile haute ultra léger (56 kg à vide).

Achevée fin 1908, la Demoiselle type 19 a été modifiée et améliorée au fil des versions successives. De petites dimensions, simple et léger, préfigurant nos ULM actuels, l’appareil est une des premières machines volantes construites en petite série, avec le Flyer des Wright.

Ces appareils étaient d’une incroyable maniabilité, si bien qu’ils devinrent les vedettes des exhibitions aériennes que le public réclamait.

1908

Henri Farman, champion de cyclisme puis coureur automobile, parcourt le premier kilomètre en circuit fermé sur un avion de Gabriel Voisin

Le 13 janvier 1908, il remporte le prix Archdeacon-Deutsch de la Meurthe en effectuant au-dessus du terrain d’Issy-les-Moulineaux le premier vol officiel en circuit fermé d’un kilomètre, d’une durée de 1 min 28 s11, à bord d’un biplan Voisin, baptisé Henri Farman n°112 utilisant un moteur V8 Antoinette de 50 ch.

Le 21 mars 1908, Henry Farman va parvenir à réaliser un vol de plus de 2 kilomètres (distance officielle de 2 004,80 mètres, en 3 min 31 s) dans le ciel d’Issy-les-Moulineaux, pilotant un appareil Voisin de 50 chevaux : le 1 Bis.

1909

Louis Blériot, constructeur de phares de voitures, traverse la Manche à bord de son Blériot 11 conçu par Raymond Saulnier et propulsé par un moteur Anzani de 25 cv. Le 25 juillet et 1909, Blériot est ruiné par le cout de ses inventions.

Mais l’échec de son rival Hubert Latham qui échoue après 13 km au dessus de la Manche, motive Blériot. Il décolle au lever du soleil. Cette condition est exigée par le Daily Mail (journal britannique) qui est à l’origine du défi et met en jeu la somme de 25 000 francs-or.

Malgré une blessure au pied causée par un début d’incendie à bord de son avion quelques jours auparavant, Blériot décolle de Calais et met 37 min à parcourir les 35 km du hameau Les Baraques, près de Calais à Douvres, ce qui donne une vitesse moyenne d’environ 57 km/h à une altitude moyenne de vol de 100 m. Louis Blériot est ainsi le premier à traverser la Manche par la voie aérienne avec un aérodyne.

La légende raconte qu’à son arrivée, le policier qui l’accueillit lui demanda « rien à déclarer ? »

Le 7 octobre 1909, l’aéro-club de France décide de décerner un brevet de pilote à seize pionniers de l’aviation. Personne n’osant faire passer un examen à ces pionniers, on prit la liste des pilotes et on les classa par ordre alphabétique. Son nom commençant par un B, Louis Blériot se voit attribuer le brevet de pilote numéro 1. L’instauration du brevet de pilote intervient le 1er janvier 1910.

Son exploit fit de Blériot un homme riche et de nombreux Bleriot XI ont été commandé et volent encore aujourd’hui.

La foire aux questions du brevet d'initiation aéronautique (BIA) - La FAQ du BIA
Avion Blériot

Pour l’aviation à peine naissante, voit l’ouverture au Grand Palais, à Paris, du premier salon aéronautique, le Salon de la Locomotion aérienne. Le président Armand Fallières, heureux homme, l’inaugure le 25 septembre 1909. On y compte 380 exposants, avec aussi bien des dirigeables que des avions. Le succès est immense même si l’utilité de ces engins volants reste encore à établir.

1910

Premier vol de l’hydravion d’Henri Fabre, inventeur, et marié à une fille Montgolfier

Le 28 mars 1910, en France, près de Martigues (Bouches-du-Rhône), au bord de l’étang de Berre, face au village de la Mède, Henri Fabre fit décoller son hydravion de type canard, d’une envergure de 14 m, une longueur de 8,5 m, un poids de 380 kg. Il était équipé d’un moteur Gnome Omega de 50 ch qui entraînait une hélice de 2,60 m.

L’exploit eu lieu devant un public nombreux. L’appareil parcourut 800 mètres au-dessus de l’étang et se posa sur l’eau : c’était le premier hydravion au monde à avoir décollé de manière autonome, réussi son vol et son amerrissage. Le succès de ce premier vol fut mondial : ce jour-là, Henri Fabre, alors âgé de 27 ans, devenait l’incontestable inventeur, constructeur et premier pilote de ce nouvel engin volant, l’hydravion.

Décret du 22 octobre 1910 – L’aviation militaire passe sous les ordres du Génie.

Le décret du 10 avril 1910 avait créé la direction du matériel aéronautique et le décret du 22 octobre 1910 placé les services de l’aérostation et de l’aviation sous l’autorité de l’inspecteur permanent de l’aéronautique militaire. Le général Roques, est nommé inspecteur permanent de l’aéronautique militaire.

8 mars : Élise Deroche se voit décerner par l’aéro-club de France le brevet de pilote n° 36 et devient la première femme pilote brevetée au monde.

1913

1er vol d’un quadrimoteur,  » Le Grand « , fabriqué par le russe Igor Sikorsky, qui deviendra plus tard un grand fabricant d’hélicoptères.

Sikorsky Russky Vityaz Le Grand | Les Aérodynes : L'histoire de l'aéronautique
quadrimoteur, Le Grand

Première boucle réalisée par Adolphe Pegoud : Adolphe Pégoud, pilote d’essai pour Louis Blériot.

Le 19 août 1913, il est le premier pilote à sauter en parachute de l’avion qu’il conduit1 : parti de l’aérodrome de Châteaufort dans les Yvelines, il abandonne au-dessus du domaine de la Geneste un vieux Blériot XI sacrifié pour l’occasion. Avec l’inventeur Frédéric Bonnet qui a mis au point ce système de parachute fixé sur le fuselage, ils démontrent ainsi l’efficacité d’un tel dispositif en cas d’avarie dans les airs

Pendant que l’audacieux Pégoud descend « en père peinard », son avion, alors livré à lui-même, forme dans le ciel de curieuses arabesques avant de s’écraser au sol. Dès cet instant, Pégoud est convaincu qu’un avion peut effectuer des manœuvres jusqu’ici impensables qui permettraient, dans bien des cas, de sauver la vie de pilotes en situations jugées désespérées, et il va le prouver.

Le 1er septembre 1913, Pégoud exécute à Juvisy-sur-Orge (Essonne), en présence de Louis Blériot, le premier vol « tête en bas » de l’histoire, sur 400 mètres. C’est un nouvel exploit qu’il réitère le lendemain, à Buc (Yvelines) sur 700 mètres devant des représentants de l’aviation civile et militaire.

Quelques semaines plus tard, toujours à Buc, il réalise le 21 septembre 1913 une série de figures acrobatiques et termine son programme en « bouclant la boucle », l’un des tout premiers loopings.

Le 23 septembre 1913, Roland Garros passe à la postérité pour avoir réussi la première traversée aérienne de la Méditerranée, en 7 heures et 53 minutes, évoluant à une vitesse moyenne de 101 kilomètres à l’heure. Le monoplan Morane-Saulnier, Type H est équipé d’un moteur Gnome de 80 chevaux et d’une hélice Chauvière décolle à 5 h 47, et alourdi de 200 litres d’essence et de 60 L d’huile de ricin. Garros part de Fréjus à la boussole, avec un moteur qui subit deux pannes et perd une pièce, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne.

Il ne lui reste que 5 litres d’essence quand il se pose à Bizerte à 13 h 40 après avoir parcouru quelque 780 kilomètres.

Maurice Prevost bat le record de vitesse en Déperdussin ( 204 km/h) `

Raoul Badin invente un appareil qui porte son nom le badin, (anémomètre) équivalent du compteur de vitesse sur une voiture.

1914

Lawrence Sperry met au point le premier pilote automatique

Les progrès durant et après les guerres mondiales

Les deux guerres mondiales ont accéléré le développement de l’aviation. De nouveaux types d’avions, comme les chasseurs et les bombardiers, ont été conçus pour répondre aux besoins militaires, entraînant des avancées technologiques significatives.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’aviation commerciale a connu un essor considérable avec l’introduction des avions à réaction. Nous y reviendrons plus tard. Ces innovations ont rendu les voyages internationaux plus rapides et plus accessibles.

Conclusion

Connaitre l’histoire des aérodynes fait partie du programme du BIA. Cela permet de mieux apprécier les défis et les triomphes qui ont façonné ce domaine passionnant.

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